Lundi 20 juillet 2009
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L'absurdité qui tire les ficelles de la vie veut que l'homme ne choisisse jamais ni le lieu de sa naissance ni celui de sa mort. Cette comédie morbide, tragi-comique ne s'arrête
pas seulement au seuil de la vie humaine. Les livres ont cette ressemblance avec l'homme. Ils ont leurs propres destins. Ils suivent des chemins que personne ne peut imaginer. Tout comme la
personne humaine, ils ont horreur du feu, de l'humidité, du soleil. En revanche ils aiment être touchés, caressés, pris dans les mains, lus et compris...Enfin ils aiment être placés là ou les
mains malveillantes ne peuvent pas les atteindre. A ce moment là ils dégagent cette odeur enchanteresse qui leur est propre. Hier, j'ai reçu un commentaire de la part d'un ami à
propos d'un livre que je venais de lire dans lequel il écrivait : " les livres ont leur destin ".
Sa phrase ne s'arrêta pas de sonner à mon oreille. Vraie. Oui, ils ont leur destin. Ils font leur chemin aussi. Heureux est celui chez qui ils élisent domicile. Je
pense que je suis bien placé pour reconnaitre la véracité de la phrase puisque je dispose chez moi de livres très anciens datant des premiers jours de la révolution française. Quelle route
ont fait ces livres pour « finir » leur route en haut de ma bibliothèque ? Le hasard ? Non, c'est leur destin.
Par Sahbane
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Lundi 20 juillet 2009
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00:21
Je viens de terminer la lecture du célèbre roman de Gabriel Garcia Marquez , prix Nobel de littérature: « L'amour aux temps du choléra ». C'est avec regret que je viens de le
remettre à sa place dans la bibliothèque. En vérité j'aurais voulu que ce livre ne finisse jamais. Je me rappelle avoir acheté ce roman il y a dix ans. Mais puisque j'avais
toujours sous la main un livre nouveau que je viens d'acquérir j'oubliai ceux que j'amassai pour mes lectures de retraite. Le hasard a voulu qu'un jour à la terrasse d'un café on parla de
littérature sud -américaine et le nom de Marquez fut prononcé. En rentrant chez moi, la première chose que je fis est d'aller tout droit prendre le livre et de le mettre sur mon bureau.
Laissant internet et " facebook " de coté j'attaquai le roman. Au bout d'une nuit j'ai lu une centaine de pages. Des histoires d'amour j'en ai lu, mais jamais une histoire comme celle que décrit
merveilleusement Marquez dans « L'amour aux temps du choléra ». A la fin de ce livre on se rend compte que rien ne peut vivre, exister, ou prétendre à la vie en dehors de
l'Amour. Ce sentiment est à l'origine de tout mouvement, de toute réalisation et de toute œuvre. En promenant le lecteur entre les cadavres qui jonchent les bords des rivières, les rues et
les places, à la fin du dix-neuvième et au début du vingtième siècle, l'auteur nous livre une leçon d'humilité et une leçon d'amour qui marquent le lecteur à jamais. A lire
absolument
Par Sahbane
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Samedi 18 juillet 2009
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22:07
Lorsque la patience se fatigue, s'effrite, devient cendres...
Elle appelle le vent, se métamorphose en orage, en tonnerre,
Prend des allures d'une étrange colère, totale incompréhension...
Déluge de haine que rien n'arrête sauf, peut être, le talent !
Par Sahbane
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Vendredi 17 juillet 2009
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08:55
Une table rectangulaire au milieu d'une chambre vide,
Sur la table quelques feuilles blanches, un stylo à bille
Sur l'une des feuilles le dessin d'un visage d'une femme ou d'une fille,
Sur le visage un grain de beauté, un sourire éclatant et des yeux limpides,
Devant la table une grande fenêtre ouverte donnant sur un jardin,
Devant la fenêtre un homme debout, les mains dans les poches,
Il est là depuis un moment, depuis des heures, peut être un peu plus,
Fixant le porche, attendant l'arrivée imminente de quelqu'un.
Par Sahbane
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Jeudi 16 juillet 2009
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23:42
Il fait tellement chaud à Tunis. La température s'amuse à dépasser le cap des quarante degrés.
Un nouveau spectacle se profile. Les filles d'habitude timides se mettent à se dénuder petit à petit. Il y a une abondance de corps frêles, sveltes, minces et
pleins de rondeurs qui réclament leur oxygène rafraichissant. Elles commencent à montrer ce qu'elles cachaient jalousement. Et
voila que les boutons se mettent à sauter les unes après les autres. Même celles du bas ne résistent plus au sirocco qui balaye la ville et les corps assoiffés. Mais si les jeunes
apprécient à sa juste valeur estivale ce va et vient féminin, d'autres à la limite de la suffocation regardent désemparés, la bouche ouverte, le ballet arrogant des filles sous le
soleil de juillet.
Par Sahbane
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