Auquel j’apporte mon vin, celui que tu aimes,
J’adore cette odeur de parfum que tu mets au cou,
A laquelle j’apporte le souffle chaud de toute mon âme !
Auquel j’apporte mon vin, celui que tu aimes,
J’adore cette odeur de parfum que tu mets au cou,
A laquelle j’apporte le souffle chaud de toute mon âme !
Il m'arrive d'être intimement
convaincu que l'homme n'est autre qu'un joueur qui passe sa vie entière dans un casino. Donc je pense qu'il ne fait que subir l'influence des couleurs, du hasard et des chiffres. Chaque fois
le destin, par un malin plaisir, tel un virtuose joueur du néant le pousse dans une case d'une couleur préalablement déterminée. Mais si dans les véritables casinos il arrive au rouge et noir
de gagner, il n'en est pas de même dans la vie. Ces deux couleurs, qui sont généralement jouées par les gens, avertis, qui ne prennent pas trop de risques, perdent toujours ! Seulement, comme
pour parfaire le plaisir et attiser les sensations fortes, des couleurs aux tons pastel peuvent sortir de temps à autre lorsqu'on s'y attend le moins. Comme si le destin, croupier narquois,
ne cherche pas nous ôter définitivement le gout du jeu. Qui sait ? Sans jamais gagner on pourrait se ruiner et ne plus revenir au casino ! On pourrait songer au suicide tout
simplement !
Brusquement, on est pris de panique ! Mon Dieu que faire ? Ce besoin pressant de se soulager est là et ne nous lâche plus ! Quelle
horreur ?!! On regarde partout à la recherche de cet abris « précieux » pour nous isoler le moment d'une petite délivrance et de pousser ce « ahhhhhhhhh » . Oui
mesdames et messieurs je parle bien des toilettes publiques qui chez nous font atrocement défaut. Combien de fois moi-même, ma femme, mes enfants on se retrouve en
plein centre ville à courir ça et là à la recherche du petit coin pour nous soulager. Rien à l'horizon ! C'est la panique à bord ! On se met à la recherche du café le plus
propre. « Monsieur s'il vous plait, peut-on utiliser vos toilettes ? » Le mec nous regarde,généralement, comme si on était des extra-terrestres, et nous dit : fermées
pour travaux ! »Et la course continue ! Enfin, puisqu'on ne peut plus on atterrit dans un café de deuxième classe, on commande un café, et on reformule notre demande.
Le cafetier nous regarde bien dans les yeux comme pour mesurer la véracité du besoin et nous présente la clé de ses toilettes, de son trésor j'allais dire ! « N'oubliez pas de fermer à
clé après avoir terminé, dit -il. » Ce n'est pas la peine de vous parler de l'état des toilettes dont il garde jalousement les clés : LAMENTABLE ! Presque toutes les toilettes de nos
cafés sont hyper sales! Les odeurs y sont nauséabondes, et l'odeur de la pisse non néttoyéé vous attaque aux yeux! Ce n'est pas la peine d'entrer dans les détails!.......
Je me rappelle quand je voyageais en Europe, tout le monde pouvait pour une modique somme aller dans des toilettes publiques très propres. L'endroit fond très bien dans le paysage, à peine visible , il est reconnu par tous. Quelques sous, et hop on se sépare de sa gêne, on se lave les mais et on est souriant de nouveau ! Moi, comme tunisien habitué de nos conneries, je pense à ces touristes qui déambulent le long de nos avenues, appareil photo à la main, du matin au soir, et qui, les pauvres doivent attendre de rentrer à l'hôtel pour faire comme tout le monde, comme on le dit si bien chez-nous !
Englué dans ce passage de siècles,
Le temps me semble trop lourd ,
Ni Le vin ni mes 20mars légères introuvables,
Ne sont capables de me sortir de ce sale tour !
Les Marlboro sont trop chères,
Les Cristal sont dégoutantes,
Je ne pense pas à la Chicha, je suis trop fier
Je rallume ma vielle pipe et commande quelques bières !
Sleemane
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Je ne résiste pas à partager avec vous ces deux vers de Baudelaire:
"Ma jeunesse ne fut qu'un ténébreux orage
Traversé çà et là par de brillants soleils;
Le tonnerre et la pluie ont fait un tel ravage,
Qu'il reste en mon jardin bien peu de fruits vermeils."
Depuis quelques temps je suis devenu un
utilisateur assidu du train et par conséquent un client potentiel de la SNCFT. Je navigue quotidiennement entre Ezzahra et Tunis. J'ai donc l'occasion pendant mes déplacements d'assister à
plusieurs scènes de la vie quotidienne des rails de la banlieue sud. Bien que mes facultés d'observation soient juste moyennes, il arrive que mon attention soit attirée par des comportements qui
méritent d'être rapportés et débattus. En premier lieu je trouve que notre société des chemins de fer dispose d'agents qui font leur métier convenablement. Je n'ai absolument rien à dire
concernant la ponctualité des trains. Ceux ci sont la plupart du temps à l'heure. Mais, je veux tirer mon chapeau aux contrôleurs, qui chaque matin sont là en équipe à
« chasser » les indélicats resquilleurs le sourire aux lèvres. Bien que la loi leur permet de verbaliser les contrevenants je ne les ai jamais vu le faire. Ils se contentent toujours de
s'arranger gentiment avec la personne fautive. Ceux et celles, et ils sont nombreux, qui « commettent l'erreur » de monter en première classe au lieu de la seconde sont aimablement
invités à changer de wagon. En second lieu, je suis quotidiennement frappé par l'attitude intransigeante et négative des personnes d'un certain âge envers les jeunes personnes. Ils portent sur
eux une espèce de regard chargé de reproches et ils ne ratent jamais l'occasion de critiquer ouvertement leurs manières. Pourtant ce sont ces jeunes qui mettent de l'ambiance et du bon
parfum dans le train. En les regardant, j'admire la propreté de leurs fringues et leur gout vestimentaire. Leur jovialité me rappelle mes années de lycée. Enfin je prends
du plaisir à l'écoute de leurs blagues si simples et si subtiles en même temps. Et lorsqu'ils se mettent à rigoler c'est toute la rame qui est appelée à les entendre ! Ce qui me touche et me
donne un pincement au cœur c'est de voir rarement ces jeunes avec un livre à lire à la main. Si par hasard ils brandissent quelques papiers et discutent entre eux c'est qu'ils ont quelques
examens à passer. Finalement ce qui me fait rigoler des fois, c'est de voir le train se transformer en marché miniature. Je ne parle pas des marchands de « kaki », mais plutôt de ces
hommes et femmes qui déambulent à travers les wagons pour vendre des mouchoirs en papier à 100 millimes le paquet. De temps à autre un mendiant ou une mendiante profite de l'occasion pour
demander d'une manière grotesque quelques sous aux voyageurs. Mais tout cela n'empêche pas ce train de la banlieue sud d'être convivial et bien fréquenté.
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