Vendredi 24 juillet 2009
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08:26
Pendant que je me baladais paisiblement dans mon jardin admirant les premières pousses rouges et jaunes des rosiers que j'avais plantés
l'année dernière, le tintement particulier de la bicyclette du facteur se fit entendre. Je me retournai et braquai mes yeux sur la porte. Je reconnus le facteur de toujours et
lui demandai d'entrer. Ce dernier posa le vélo sur le mur, fit glisser sa grosse main à travers les barreaux et ouvrit la petite porte et entra. Dans sa main gauche il portait deux
enveloppes : l'une grande et pleine et l'autre de dimension ordinaire. Il me salua et dit :
- elles sont merveilleuses ces roses. J'attendrai que les rosiers grandissent pour vous vous prendre
quelques roses.
- Oui prenez-en autant que vous voudrez lui répondis-je hâtivement. Qu'est ce que vous
m'apportez là ?
Il me tendit les deux enveloppes. Pendant que je les examinais il sortit de sa poche un carnet, l'ouvrit et me montra ou je devais signer. Je signai.
C'étaient deux lettres recommandées en mon nom. Au dos des deux enveloppes un simple prénom : Sonia. Aucune adresse. Rien. .....
Par Sahbane
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Jeudi 23 juillet 2009
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16:43
On a tellement besoin de l'autre. Mais on a également besoin d'être seul. Etre avec sa personne uniquement. Regarder les autres de loin. Ne pas s'immiscer dans leurs affaires, et les
empêcher par le fait de notre recul de mettre leur nez dans les nôtres. Se réserver à soi pendant un laps de temps afin de se comprendre. Oui, on arrive à être brouillé avec soi. Quoi de plus
normal ? Alors, on se met à la table de la solitude et on entame une discussion moi-moi. On peut rire, chanter, et même se mettre en colère des fois. Le ton monte et plus
« personne » n'arrive à entendre l'autre. Alors, on se fâche et « chacun » part de son coté le nez en l'air : C'est la réconciliation.
Par Sahbane
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Mercredi 22 juillet 2009
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17:57
Trois petits mots inestimables. Ne peut connaitre leur valeur qu'un orfèvre du temps. Ils sont là dans ma tête à courir l'un après l'autre comme des enfants dans la cour d'une école. Ils se
mettent à faire du bruit pendant des heures, ensuite ils s'arrêtent, se reposent afin de reprendre du souffle. C'est l'oubli, courte amnésie, délectation.... Et ça recommence tel un cycle céleste
bien ordonné. Seulement, plus j'y pense plus je me rends compte que la paix que je recherche tant n'est que du sable fin que je cherche à emprisonner dans mes mains. Et par conséquent, je
pourrai passer une vie entière à regarder impuissant cette fuite inexorable de ces grains de paix. Ce qui est absurde en revanche, c'est que chaque jour qui passe, je
m'habitue un peu plus à cette quête ou plutôt à cette maladie chronique dont je subis la délicate « souffrance ».
Par Sahbane
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Mardi 21 juillet 2009
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14:26
L'homme est en fin de compte ce qu'il ya de plus complexe dans dans ce monde. Lorsqu'il est génial ce dernier s'accomode mal du confort et donne des signes de
maladie. C'est l'Histoire de ce merveilleux jeune homme qu'est Hodinos.
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Joseph Ernest Ménétrier a adopté le pseudonyme d'Émile Josome Hodinos lors de son internement à l'hôpital de Ville-Evrard. À partir de seize ans, il apprend le métier
de graveur de médailles et suit des cours à l'École de dessin, rue de l'École-de-Médecine à Paris. De 1873 à 1874, il fait son service militaire, puis passe deux ans à l'École des Beaux-arts. En
1876, il est admis à la maison spéciale de santé de Ville-Evrard, réservée aux malades payants. Il semblerait qu'Hodinos n'ait commencé son oeuvre que dix ans après son internement. Les outils
tranchants de graveur lui ayant été retirés, il dessine au crayon et à l'encre des médailles composées de figures à l'antique, de profils, de textes. Il inscrit généralement sous sa signature
les caractéristiques de son métier : mouleur, modeleur, compositeur, dessinateur, graveur. Dans ses compositions les plus abouties, les médaillons s'inscrivent dans une architecture de linteaux, de
bandeaux et de piédouches « gravés ». Hodinos remplit tous les espaces vacants de mots et de phrases qui expliquent les motifs représentés et donnent également de nombreux éléments biographiques.
Parallèlement à son activité de dessinateur, il entreprend la rédaction d'une Histoire générale des États européens de 1453 à 1789 et d'un dictionnaire politique.
Source: http://mam.cudl-lille.fr/mam/data/NOTICES/BRUT/HODINOS.html
Par Sahbane
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Publié dans : ARTS
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Lundi 20 juillet 2009
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22:32
Chassez le naturel, il revient au galop. Il n'est pas question de démontrer ici la véracité du dicton populaire. Mais plutôt de l'utiliser en tant que tremplin.
Je pense que l'être humain, amélioré à travers l'histoire grâce à la religion , la civilisation, la science et la culture, conserve un coté
« animal » non négligeable. Beaucoup reconnaissent cet état de fait. Ils ont raison : trop de pulsions animales demeurent vives dans le meilleur Homme qui soit sur terre.
Prenons l'exemple du voile par exemple. Ceux qui l'ont érigé afin de protéger les femmes se trouvent trompés et par la femme et par l'homme. L'homme n'a pas
cessé de caresser des yeux la femme, et celle-ci, sentant sa féminité bafouée, s'est mise à exceller dans l'art de la drague en mettant des habits longs, certes, mais on ne peut plus
moulants. S'il y a des hommes qui pensent encore que les femmes voilées de noir et se cachant les yeux sous de grosses lunettes noires ne regardent pas les hommes là ou elles ont
l'habitude de les regarder, ces derniers sont à coté de la plaque. Actuellement l'homme est ainsi fait. Pur bonheur ! Dans mille ans, il y aura d'autres gens pour le juger.
Par Sahbane
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